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Il y a quelques années, il était encore possible d’envisager de faire carrière sans parler de langue étrangère. Depuis, la place de l’anglais est devenue de plus en plus importante, notamment parce que les nouvelles technologies ont rendu mondiaux des marchés qui n’étaient auparavant que locaux.
« Quand j’ai commencé ma carrière, l’anglais n’était pas indispensable », explique madame Billy, fraîche retraitée du pôle Ressources humaines du groupe Renault, « aujourd’hui, un niveau de langue minimal est exigé pour intégrer l’entreprise, test à l’appui ». Il semble de plus en plus dur d’effectuer une carrière solide sans avoir un niveau d’anglais correct, même en travaillant en France. Les fournisseurs des entreprises sont parfois à l’étranger, la documentation sur un secteur ou un produit n’est souvent disponible qu’en anglais : les progrès technologiques ont rendu la langue de Shakespeare incontournable. A tel point que ce n’est plus l’anglais qui fait la différence entre deux candidats, mais plutôt leur capacité à parler d’autres langues : l’espagnol, le chinois ou l’arabe notamment.
Surmonter le handicap
Pour les personnes au niveau de langue faible ou très faible, des solutions pour progresser existent. Les instituts privés de langues proposant des formations, type Wall Street English, foisonnent depuis quelques années. Leurs formules sont très variées pour répondre à tous les types de demande : cours tout au long de l’année de 7h à 00h00 par téléphone, sessions courtes sur un thème précis (négocier en anglais par exemple), immersion linguistique (y compris en France dans des familles anglaises), … En général, les plans de formation des entreprises comprennent des cours de langues, certaines disposent même de salles dédiées dans leurs locaux pour ce type de cours. Et les salariés peuvent également profiter de leur Droit individuel à la formation (DIF) pour financer une formation en langue.
D.A





