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Energie : des emplois par milliers
Relance du nucléaire, demande croissante, développement d’énergies renouvelables : des activités classiques aux plus innovantes, le secteur de l’énergie a besoin de cadres pour faire tourner la machine.
34% des cadres en R&D
2009, année morose ? Pas pour tout le monde. Les entreprises du secteur de l’énergie ont de forts besoins en personnel. Certes, elles ne recruteront pas autant qu’en 2008, année exceptionnelle pour les embauches dans le secteur, mais les offres d’emploi restent très conséquentes. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène : besoins en énergie considérables, crainte de l’épuisement des ressources, difficulté d’extraction des hydrocarbures, recherche d’énergies alternatives, … Et le secteur, comme beaucoup d’autres, est confronté au vieillissement de ses cadres et à la nécessité de les renouveler.
Le nucléaire, moteur du secteur
La crise énergétique a dopé l’industrie nucléaire : entre des énergies traditionnelles qui se raréfient et des nouvelles énergies pas encore au point, l’atome apparaît comme la source d’approvisionnement en énergie la plus fiable à moyen terme. Areva, dont le carnet de commande est plein pour les trois ans à venir, prévoit de recruter plus de 12.000 personnes, dont 4000 en France. Les 2/3 de ces emplois sont destinés à des ingénieurs parmi lesquels 600 postes sont ouverts à des débutants. Chez EDF, on envisage 15.000 embauches dans les 5 ans à venir dont 1000 cadres en France cette année. Quant au groupe GDF-Suez, qui a de fortes ambitions dans le nucléaire, il table sur 8000 recrutements cette année, dont 1600 au niveau master ou équivalent.
Mais il n’y a pas que le nucléaire qui recrute. Le groupe total, s’il prévoit un fléchissement des recrutements après une année 2008 faste, ne compte pas pour autant geler les embauches. Alstom, Assystem, Dalkia, le CEA ou encore Cegelec ont annoncés des recrutements conséquents pour 2009.
Ces recrutements sont principalement tournés vers les secteurs techniques et font donc la part belle aux ingénieurs. Selon la note de conjoncture APEC d'avril 2009, 35% des cadres du secteur de l'énergie travaillent dans la production, 34% en recherche et développement et seulement 13% en Marketing.
Si, dans beaucoup d’entreprises de service, comme à la Caisse d’Epargne, la crise a entraîné une réduction drastique de la voilure dans les départements développement durable, elle a au contraire boosté les mêmes départements pour le secteur de l’énergie. La course à l’énergie propre, à sa maîtrise et à sa commercialisation bat son plein et stimule un secteur qui investi beaucoup d’argent dans la recherche. Aujourd’hui, les entreprises du secteur de l’énergie jouent sur tous les tableaux. Et ça leur réussit plutôt bien
D.A





