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Une baisse inégale des intentions d'embauche
Dans un contexte de crise, les intentions d’embauches déclarées par les employeurs sont en recul pour l’année 2009. Mais cette contraction de l’offre diverge selon les secteurs d’activité et la localisation géographique
Sans surprise dans un contexte de crise, les intentions d’embauches déclarées par les employeurs pour 2009 sont en chute de 23,8%, selon la huitième édition de l’enquête Besoin en main-d’œuvre. Cette baisse spectaculaire met fin à deux années de croissance. L’étude, publiée par le Pôle emploi annonce 989.400 projets de recrutement dans les 379 bassins d’emplois français. Ce chiffre, le plus bas depuis le lancement de l’enquête en 2002, descend pour la première fois en dessous de la barre symbolique du million.
Dans un marché de l’emploi morose, tous les secteurs d’activité ne sont pas logés à la même enseigne. Le choc le plus fort se fait sentir dans le BTP et l’industrie. Le premier cité offrira en 2009, près de 50% d’emplois en moins qu’en 2008, quand le second accuse une baisse de quelques 45%. Les secteurs du transport, des activités financières ou encore les activités autour de l’automobile (entretien, réparation) subissent également de fortes baisses.
Plus de 400.000 emplois dans les services
La palme des intentions d’embauche revient au secteur des services (vente, tourisme, …). Si les employeurs du secteur modèrent leurs besoins de main d’œuvre de 14,3%, ils annoncent plus de 400.000 recrutements, soit presque la moitié du total des emplois annoncés. Les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration booste le secteur, même si, dans ces professions, le déficit de personnel est chronique quelque soit la conjoncture.
La disparité des intentions d’embauches ne concerne pas seulement l’activité. Elle est aussi géographique. A elle seule, l’Île-de-France concentre près de 30% des recrutements envisagés en personnel permanent. Avec quatre autres régions, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Aquitaine et Pays de la Loire, elle totalise plus de la moitié des projets de recrutement prévus. Au Nord de la France, par contre, l’offre d’embauche est modeste. Ces régions, plus industrielles, moins touristiques, sont fortement frappées par la récession. Le centre de la France propose également peu d’embauches, mais les densités de population y sont assez faibles. Reste que l’étude publiée par le Pôle emploi ne présente que des perspectives, il faudra attendre fin 2009 pour savoir combien d’intentions d’embauches se sont transformées en emplois réels.
D.A





